Etoile Touarègue Autres Regards, association de solidarité avec les Touaregs du Mali

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Quelques éléments pour mieux connaître l'environnement Touareg ...

Le Pays : L’Adrar des Iforas est une zone de plateaux dont les eaux s’écoulent par les oueds vers la vallée du Tilemsi, au nord de Gao.
La pluviométrie, très irrégulière, est inférieure à 200 mm par an. Aussi, la végétation n’est permanente que dans les alluvions des oueds, qui peuvent atteindre plusieurs kilomètres de large, mais qui coulent quelques jours par an seulement.


Des éleveurs nomades : Les Touaregs, d’origine berbère, ils vivent dans le Sahara depuis plus de 1000 ans. Jusqu’à la fin de la colonisation, leurs caravanes traversaient le désert en tous sens. Aujourd’hui, ils vivent principalement de l’élevage nomade : c’est une transhumance auprès des pâturages qui apparaissent après la pluie.

La tente, en peau d’animaux ou en toile, elle leur permet de suivre les troupeaux dans cette quête permanente de nouveaux pâturages. Transportée à dos d’âne, elle appartient à la femme, chargée de la monter et de la démonter.

Les animaux, ont un rôle essentiel, pour répondre à 3 fonctions vitales :
1) Les chèvres et les moutons pour la survie de la famille.
2) Les ânes pour le transport domestique (eau, bois, mil, etc.)
3) Les chameaux (appelés ainsi, mais qui sont en fait des dromadaires) pour le prestige, pour faire face aux grandes soifs… et parfois pour l’Azalaï.

Le puits, c’est le lieu de vie en milieu désertique. Indispensable pour exploiter les pâturages, c’est là que se retrouvent régulièrement hommes & bêtes ; les uns pour échanger, les autres pour l’abreuver. Construit et entretenu par une famille, le puit est accessible à tous… Aman Iman (l’eau, c’est la vie), dit-on.

La fête :
toutes les occasions de se réjouir (civiles ou religieuses) donnent lieu à des fêtes qui rassemblent les familles et tribus, toutes générations confondues.
C’est le « Tendé», du nom du mortier pour battre le mil, transformé en tam-tam, qui rythme le chant des femmes. Lors des fêtes les plus prestigieuses, le Tende s’accompagne de la parade des chameaux, pour honorer les exploits guerriers d’autrefois.

L'éducation traditionnelle : l’éducation des enfants est assurée par la mère, sous la tente. C’est l’école des sables.
La langue : c’est une langue d’origine berbère : le TAMASHEQ. D’ailleurs, ils se nomment eux-mêmes les « Kel Tamasheq ».
L’écriture : d'rigine lybico-berbère et composée de signes, elle s’appelle le TIFINAGH :
"Notre écriture à nous, en Ahaggar est une écriture de nomades parce qu'elle est tout en bâtons qui sont les jambes de tous les troupeaux. Jambes d'hommes, jambes de méhara, de zébus, de gazelles, tout ce qui parcourt le désert, et puis les croix disent si tu vas à droite ou à gauche, et les points, tu vois, il y a beaucoup de points. Ce sont les étoiles pour nous conduire la nuit, parce que nous, les Sahariens, nous ne connaissons que la route, la route qui a pour guide, tour à tour, le soleil puis les étoiles. Et nous partons de notre coeur, et nous tournons autour de lui en cercles de plus en plus grands, pour enlacer les autres coeurs dans un cercle de vie, comme l'horizon autour de ton troupeau et de toi-même." DASSINE OULT YEMMA, musicienne et poétesse de l'Ahaggar.

http://www.tifinagh.freeservers.com/custom.html
http://www.mondeberbere.com/langue/tifinagh/indexc.htm

L’école au Mali : elle se fait en français, car c’est la langue nationale, et concerne moins de 30% des enfants. A partir de six ans, les enfants commence le 1er cycle qui dure 6 ans. Les enfants nomades sont donc internes au moins 2 trimestres par an dès leur plus jeune âge, d'où l'importance de nos projets sur l'école de brousse de Taboye.

Le collège,
ce sont les 3 années suivantes.
Pour les enfants d’Adiel’Hoc, jusqu'en 2006 il était à 3 heures de piste en 4X4, c’est-à-dire pour les filles : jamais ! Aussi, la construction du collège au village a été la priorité de la Commune. Elle a été prise en charge financièrement par l’ONG Solidarité Tiers Monde et de l’Ambassade de France. Les enseignants sont en charge de l'Etat malien.
Le collège a ouvert ses portes à la rentrée 2006. Il apporte la possibilité d'une poursuite des études, avec à la clé l'espoir d’un travail dans l’administration du pays, enseignant par exemple ( les enseignants touaregs sont rares et font défaut) ainsi qu'une possibilité d'ouverture pour les adolescents de la commune d'Adiel'Hoc.

Et pour faire connaître le peuple Touareg aux enfants, rendez-vous sur le site :
http://danslapeaudunpapou.survivalfrance.org/journal/fichetouareg.html